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Calcul de l’indemnité de licenciement et de rupture conventionnelle

L’indemnité légale de licenciement vaut au moins 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà ; c’est aussi le minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle.

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Calculez votre indemnité minimale

Indiquez vos dates et votre salaire brut : l’estimation se met à jour pendant la saisie.

Confidentiel : rien ne quitte votre navigateur

Type de rupture
Motif du licenciement

Inaptitude d’origine professionnelle : après un accident du travail ou une maladie professionnelle. Une inaptitude d’origine non professionnelle relève du premier choix.

Ancienneté

Sert à vérifier la condition de 8 mois d’ancienneté.

Le dernier jour du préavis, même si vous êtes dispensé de l’effectuer. Après une inaptitude non professionnelle, indiquez la fin du préavis « théorique ».

Congé sans solde, congé sabbatique, arrêt maladie non professionnel, grève, mise à pied… Un congé parental d’éducation à temps plein compte pour moitié : indiquez la moitié de sa durée. Les congés payés, la maternité, la paternité et les arrêts pour accident du travail comptent comme du temps de présence.

Salaire de référence (brut)

Primes, commissions et avantages en nature compris ; sans les remboursements de frais ni l’indemnité de congés payés. Moins d’un an d’ancienneté : la moyenne de tous vos mois. En arrêt maladie : les mois qui précèdent l’arrêt.

Utile si votre salaire a augmenté récemment : l’outil retient la moyenne la plus favorable.

Elle ne compte qu’au prorata : 3/12 de son montant.

Convention collective ou contrat facultatif

Si vous la connaissez. Le montant le plus favorable s’applique : le simulateur officiel du Code du travail numérique la calcule pour de nombreuses conventions.

Impôt, cotisations et CSG-CRDS facultatif

Laissez vide pour analyser le minimum calculé. Indiquez le montant brut si vous négociez une indemnité supra-légale.

Sert au plafond « deux fois la rémunération annuelle ». Laissez vide si vous ne la connaissez pas.

Indemnité légale de licenciement

—

—Salaire de référence
—Ancienneté retenue
—En mois de salaire

Détail du calcul

Impôt, cotisations et CSG-CRDS

    Estimation indicative, pas un conseil juridique ou fiscal. Votre convention collective, votre contrat et votre situation exacte (absences, temps partiel, primes) peuvent changer le montant : vérifiez avec le simulateur officiel ou un conseiller.

    Calculé sur votre appareil : rien n’est envoyé ni enregistré.

    Trois étapes

    Comment ça marche

    1. Choisissez le type de rupture

      Licenciement (motif personnel ou économique, inaptitude d’origine professionnelle, faute grave) ou rupture conventionnelle : les conditions changent, la formule reste celle du Code du travail.

    2. Indiquez vos dates et votre salaire

      Date d’entrée, fin du contrat (préavis compris) et salaire brut moyen. L’outil retient automatiquement la moyenne la plus favorable entre les 12 et les 3 derniers mois.

    3. Lisez le détail, puis négociez

      Vous obtenez le minimum légal, le calcul ligne par ligne et la part imposable ou soumise à CSG-CRDS d’un montant négocié. Copiez le résumé pour votre entretien.

    La formule de calcul de l’indemnité de licenciement

    L’indemnité légale de licenciement ne peut pas être inférieure à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté pour les dix premières années, puis à 1/3 de mois par année au-delà de dix ans (article R1234-2 du Code du travail). Une année incomplète compte au prorata des mois complets.

    Indemnité = salaire de référence × 1/4 × années jusqu’à 10 ans + salaire de référence × 1/3 × années au-delà

    Exemple : un salaire de référence de 2 500 € et 12 ans et 10 mois d’ancienneté donnent 2 500 € × 1/4 × 10 = 6 250 €, plus 2 500 € × 1/3 × 2 ans et 10 mois = 2 361,11 €, soit 8 611,11 €. Avec 1 500 € et 3 ans et 6 mois, l’exemple de Service-Public.fr aboutit à 1 312,50 € : 1 500 € × 1/4 × 3 + 1 500 € × 1/4 × 6/12.

    AnciennetéIndemnité légale (salaire de 2 500 €)En mois de salaire
    1 an625 €0,25
    2 ans1 250 €0,5
    5 ans3 125 €1,25
    10 ans6 250 €2,5
    15 ans10 416,67 €4,17
    20 ans14 583,33 €5,83
    30 ans22 916,67 €9,17

    C’est un minimum : si votre convention collective, un accord d’entreprise, votre contrat ou un usage prévoit une indemnité plus favorable, c’est elle qui s’applique. Le simulateur officiel du Code du travail numérique la calcule pour de nombreuses conventions ; reportez le résultat dans le champ « convention collective » de l’outil.

    Qui a droit à l’indemnité de licenciement ?

    Le salarié en CDI licencié qui compte au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompus chez le même employeur (article L1234-9). Cette condition s’apprécie à la date d’envoi de la lettre de licenciement ; votre convention collective peut prévoir une durée plus courte. Le motif peut être personnel ou économique.

    • Faute grave ou lourde : pas d’indemnité légale, sauf disposition plus favorable de la convention ou du contrat.
    • Inaptitude d’origine professionnelle (accident du travail, maladie professionnelle) : une indemnité spéciale égale au double de l’indemnité légale, sans condition d’ancienneté, plus une indemnité compensatrice égale au préavis (Service-Public.fr).
    • Inaptitude d’origine non professionnelle : l’indemnité légale classique, avec la condition des 8 mois.
    • Rupture conventionnelle : aucune condition d’ancienneté ; quelques mois de présence ouvrent déjà droit à une indemnité au prorata.

    Le salaire de référence : 12 ou 3 derniers mois

    Le salaire de référence est le plus favorable de ces deux montants bruts (article R1234-4) :

    • la moyenne mensuelle des 12 derniers mois avant le licenciement (ou de tous les mois travaillés si vous avez moins d’un an d’ancienneté) ;
    • la moyenne des 3 derniers mois, dans laquelle une prime annuelle ou exceptionnelle ne compte qu’au prorata : une prime de 3 600 € versée pendant ces trois mois n’ajoute que 300 € par mois.

    Comptez le salaire fixe et variable, les commissions, les primes et les avantages en nature ; laissez de côté les remboursements de frais, l’indemnité compensatrice de congés payés et l’intéressement ou la participation. Si vous étiez en arrêt maladie, retenez les mois qui précèdent l’arrêt. La moyenne sur 3 mois devient intéressante quand votre salaire a augmenté récemment : l’outil compare les deux et garde la meilleure.

    Comment calculer l’ancienneté

    L’ancienneté court jusqu’à la fin du contrat, préavis compris, même si l’employeur vous dispense de l’effectuer. Le préavis légal de licenciement est d’un mois entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté, de deux mois au-delà (article L1234-1), sauf durée plus longue prévue par votre convention ou votre contrat.

    Certaines absences ne comptent pas : congé sans solde, congé sabbatique, arrêt maladie non professionnel, grève ou mise à pied. Un congé parental d’éducation à temps plein compte pour moitié. Les congés payés, le congé de maternité ou de paternité et les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle comptent comme du temps de présence. Indiquez les mois à retirer dans le champ « absences non prises en compte ».

    Indemnité de rupture conventionnelle : le minimum et la négociation

    L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, ou à l’indemnité conventionnelle si votre convention collective prévoit plus (Service-Public.fr). Elle est due quelle que soit votre ancienneté et se calcule avec la même formule, l’ancienneté s’arrêtant à la date de rupture fixée dans la convention : il n’y a pas de préavis. Vérifiez-la aussi avec le simulateur officiel de rupture conventionnelle.

    Le calendrier compte : après la signature, chaque partie dispose de 15 jours calendaires pour se rétracter, puis l’administration a 15 jours ouvrables pour homologuer la convention ; sans réponse, elle est homologuée. Tout ce qui dépasse le minimum est une indemnité supra-légale qui se négocie : arrivez avec le montant légal, votre ancienneté, le temps probable de votre recherche d’emploi et ce que représenterait pour l’employeur un licenciement contesté. Nos conseils pour négocier une offre d’emploi s’appliquent aussi ici : un chiffre précis, des arguments, une confirmation écrite.

    Brut ou net : impôt, cotisations et CSG-CRDS

    Au niveau du minimum légal, l’indemnité est en général versée sans impôt ni prélèvement social : le montant légal ou conventionnel est exonéré d’impôt sur le revenu, de cotisations (dans la limite de deux plafonds annuels de la Sécurité sociale) et de CSG-CRDS (Service-Public.fr). Au-delà, pour une indemnité versée en 2026 :

    • Impôt sur le revenu : exonération jusqu’au plus élevé du montant légal ou conventionnel et de deux fois votre rémunération brute de l’année précédente ou 50 % de l’indemnité, dans la limite de 288 360 € (6 PASS). En rupture conventionnelle, si vous pouvez déjà toucher une retraite de base, tout est imposable.
    • Cotisations sociales : mêmes seuils, mais dans la limite de 96 120 € (2 PASS) ; au-delà de 480 600 € (10 PASS), toute l’indemnité est soumise.
    • CSG-CRDS (9,2 % + 0,5 %) : due sur ce qui dépasse le plus faible du montant légal ou conventionnel et de la part exonérée de cotisations, sans abattement pour frais professionnels (Urssaf).

    Exemple officiel (Service-Public.fr) : une indemnité de rupture conventionnelle de 120 000 €, dont 70 000 € de minimum conventionnel, pour 40 000 € de salaire l’année précédente : 80 000 € sont exonérés d’impôt et 40 000 € sont imposables. L’outil applique ces règles au montant que vous indiquez et estime la CSG-CRDS ; il ne calcule pas les cotisations salariales ni votre impôt, qui dépendent de votre situation. En rupture conventionnelle, l’employeur paie en plus une contribution de 40 % sur la part exonérée de cotisations : elle ne réduit pas votre indemnité, mais elle pèse dans la négociation.

    Indemnité et allocations chômage

    Un licenciement ou une rupture conventionnelle ouvre droit à l’allocation chômage si vous remplissez les conditions habituelles. L’indemnité légale ne retarde pas son versement, mais la part supra-légale crée un différé spécifique d’indemnisation, plafonné à 150 jours (75 jours en cas de licenciement économique), auquel s’ajoute un délai d’attente de 7 jours (Unédic). Inscrivez-vous à France Travail dès la fin du contrat.

    Préparer la suite pendant le préavis

    Les premières semaines comptent le plus. Remettez votre CV à jour, préparez une lettre de motivation que vous adapterez à chaque offre et notez chaque candidature dans un tableau de suivi des candidatures. Notre guide pour trouver un emploi rapidement propose un plan semaine par semaine. Vous partez de vous-même plutôt que d’être licencié ? Rédigez votre lettre de démission : une démission n’ouvre droit à aucune indemnité de rupture.

    Cet outil donne une estimation indicative, pas un conseil juridique ou fiscal. Votre convention collective, votre contrat et votre situation (temps partiel, absences, primes) peuvent modifier le montant : vérifiez avec les simulateurs officiels du Code du travail numérique, un conseiller du salarié, un syndicat ou un avocat.

    Questions fréquentes

    Questions fréquentes sur l’indemnité de licenciement et de rupture conventionnelle

    Formule, conditions, salaire de référence, impôt et chômage.

    Vous avez encore une question ?

    Envoyez-nous un message depuis notre page de contact.

    Comment calculer son indemnité de licenciement ?

    Multipliez votre salaire de référence par 1/4 pour chaque année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis par 1/3 pour chaque année au-delà ; les années incomplètes comptent au prorata des mois complets. Avec 2 500 € et 12 ans et 10 mois, le minimum légal est de 8 611,11 €. Votre convention collective peut prévoir davantage.

    Quel est le montant minimum d’une rupture conventionnelle ?

    L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, ou à l’indemnité de votre convention collective si elle est plus favorable. Elle est due quelle que soit votre ancienneté, sans préavis, et vous pouvez négocier un montant supérieur, appelé indemnité supra-légale.

    Faut-il 8 mois d’ancienneté pour toucher une indemnité ?

    Pour l’indemnité légale de licenciement, oui : 8 mois ininterrompus à la date d’envoi de la lettre de licenciement, sauf convention plus favorable. Il n’y a pas de condition d’ancienneté pour la rupture conventionnelle, ni pour l’indemnité spéciale due après une inaptitude d’origine professionnelle.

    Quel salaire prendre pour calculer l’indemnité ?

    Le plus favorable entre la moyenne brute des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois, primes et avantages en nature compris. Dans la moyenne sur 3 mois, une prime annuelle ne compte qu’au prorata (3/12). En cas d’arrêt maladie, retenez les mois précédant l’arrêt.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est-elle brute ou nette ?

    Au niveau du minimum légal, elle est en général exonérée d’impôt, de cotisations et de CSG-CRDS : le brut est égal au net. La part supra-légale peut être soumise à la CSG-CRDS (9,7 %), aux cotisations au-delà de 96 120 € et à l’impôt selon votre salaire de l’année précédente. Si vous pouvez déjà toucher une retraite de base, elle est imposable dès le premier euro.

    A-t-on droit à une indemnité en cas de faute grave ?

    Non, pas à l’indemnité légale de licenciement : la faute grave et la faute lourde la suppriment, tout comme le préavis. Votre convention collective, votre contrat ou un usage peut toutefois prévoir une indemnité. Vous gardez en revanche votre indemnité compensatrice de congés payés et votre droit au chômage.

    L’indemnité de licenciement retarde-t-elle le chômage ?

    Le montant légal, non. La part qui dépasse le minimum légal crée un différé spécifique d’indemnisation, plafonné à 150 jours (75 jours en cas de licenciement économique), auquel s’ajoute un délai d’attente de 7 jours. La durée totale de vos droits n’est pas réduite : leur versement commence simplement plus tard.

    Ce calculateur est-il fiable et gratuit ?

    Il est gratuit, sans inscription, et applique les règles du Code du travail : nos tests reproduisent les résultats des simulateurs officiels du Code du travail numérique. Il ne gère pas les carrières mixtes temps plein / temps partiel ni les barèmes de chaque convention collective : saisissez le montant conventionnel si vous le connaissez.

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